LE MOT DU MAIRE

SUR L'HISTOIRE DE BLAYE

 

 

 

L'origine de BLAYE remonte à la fondation d'une bastide royale, en 1302, dans le but de revivifier l'Albigeois en déshérence. Pour sa population rurale, plusieurs siècles s'écoulent lentement au rythme du clocher paroissial. Aux 18ème et 19ème siècles, BLAYE en ALBIGEOIS fait connaissance avec la Révolution industrielle. La famille de châtelains blayais, de SOLAGES, particulièrement dynamique, crée une verrerie en 1752, installe la première machine à vapeur en 1811 et ouvre les puits de mine de la Grillatié en 1837, de Tronquié en 1878 et de Sainte Marie en 1895.

 

Le destin de Blaye se trouve pour longtemps lié à celui du charbon et du verre. Sur son territoire, sera produite pendant deux siècles la quasi totalité du "charbon de Carmaux". En 1934, BLAYE en ALBIGEOIS devient officiellement BLAYE-les-MINES.

 

L'aventure connaît un point final en 1987 avec la fermeture du dernier puits de mine. Un dernier soubresaut charbonnier , de 1985 à 1997, avec le creusement de la mine à ciel ouvert de Blaye-les-Mines, connue sous le nom de Grande Découverte, qui n'infléchira pas le cours de l'histoire. Mais c'est dans ce cratère de 1 kilomètre de diamètre et 200 mètres de profondeur que s'est installé le pôle de loisirs CAP DÉCOUVERTE.

 

L'histoire des Blayais a été également glorieuse pendant la Seconde Guerre Mondiale (1940-1944). Augustin MALROUX, le maire, fut le premier Tarnais à se lancer à corps perdu dans la Résistance. Il le paiera de sa vie dans le camp de Bergen Belsen.  Abel BOUZINAC, le secrétaire de mairie, Wladislav HAMERLAK, le mineur, Yvon LOUBIERE, le transporteur, suivirent son exemple contre l'occupant nazi et connurent le même sort.

 

Dans tous les maquis de la région, les jeunes Blayais de toutes origines ont combattu courageusement et réussi à libérer leur petite patrie.

 

 

André FABRE

Maire de Blaye-les-Mines

Conseiller Général

du Canton de Carmaux 2